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Le sommeil fatal

Il y a quelque temps, un navire qui était parti pour la pêche à la baleine n’avait pas reparu depuis 3 ans. Le père de l’un des marins de l’équipage était lui-même chargé de l’entretien du phare, et il attendait chaque jour le retour de son fils. Le moment du retour de ce navire était arrivé. Une nuit, un orage terrible s’éleva. Le père s’endormit, et, pendant ce temps, le phare s’éteignit. Quand il s’éveilla, il regarda vers le rivage, et s’aperçut avec consternation qu’un navire avait fait naufrage pendant la nuit. Il s’élança tout de suite vers la côte, espérant qu’il y aurait encore quelqu’un à sauver. Le premier cadavre qu’il vit, flottant vers la rive, fut celui de son propre fils, qu’il avait attendu tant de jours et de nuits, avait péri parce que son père avait laissé s’éteindre la lumière conductrice.

Quelle image, pensai-je, de tant de pères et de mères qui ont laissé, eux aussi, leur lumière s’éteindre ! Vous n’élevez pas vos enfants pour Dieu et pour l’éternité. Vous ne vivez pas comme des gens qui pensent à l’au-delà. Vos affections sont tournées vers les choses de la terre. Aussi vos enfants n’ont-il aucune foi au christianisme. Peut-être vont-ils mourir avant vous ; peut-être, par votre faute, mourront-ils sans Dieu et sans espérance !

D.L MOODY

Tiré de LE BON ALMANACH 1930

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